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196790 personnes ont déjà signé notre pétition
 

dont 185 910 signatures en direct des laboratoires au 27 mars 2009
(télécharger
les fichiers pdf
)

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Mesdames
et Messieurs
du gouvernement,
Nous les patients,
les citoyens
et les biologistes
ne souhaitons pas
voir notre santé bradée !
(extrait de la pétition
à signer)

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La santé aux enchères
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  • La biologie médicale, première victime de la marchandisation de la santé
  • Une réforme de la biologie médicale en catimini
  • Une réforme qui entérine l’ouverture
    du capital des laboratoires d’analyses
    de biologie médicale


    L’ouverture du capital des SEL, c’est :  

    • un appauvrissement de la relation biologiste-patient

      En premier chef, c’est bien la relation biologiste – patient qui souffrirait d’une telle réforme. Par exemple, être atteint d’une affection de longue durée implique de faire des bilans réguliers. Dès lors, de tels patients tissent au fil du temps une relation de confiance et de confidentialité avec le biologiste, chargé d’interpréter les résultats d’analyses. Dans une perspective de recherche de rentabilité, c’est une « course au volume » d’actes qui est à craindre, au détriment du temps nécessaire à l’interprétation de chaque résultat d’analyse et du temps consacré au patient.

    • plus de mille laboratoires d’analyses qui pourraient disparaître

      Une logique de rentabilisation forcenée mettrait fin au maillage territorial assuré par des laboratoires d’analyses de biologie de taille réduite dont le volume d’activité est moins important. Ces laboratoires sont pourtant essentiels car ils garantissent la permanence d’un service de proximité et un égal accès au diagnostic et au suivi médical pour tous. Si elle était adoptée, la réforme conduirait inévitablement à une concentration du secteur et à la disparition de plus de mille laboratoires, surtout ceux dirigés par un seul biologiste.
      Les chiffres clés par régions
      Alsace : 70 LABM (38 SEL)
      Aquitaine : 149 LABM (75 SEL)
      Auvergne et Limousin : 59 LABM (30 SEL)
      Bourgogne : 43 LABM (25 SEL)
      Bretagne et Pays de Loire : 213 LABM (104 SEL)
      Centre : 87 LABM (40 SEL)
      Champagne Ardennes : 38 LABM (19 SEL)
      Franche Comté : 31 LABM (15 SEL)
      Ile de France : 468 LABM (238 SEL)
      Languedoc Roussillon : 84 LABM (44 SEL)
      Lorraine : 92 LABM (39 SEL)
      Midi-Pyrénées : 97 LABM (46 SEL)
      Nord Picardie : 180 LABM (86 SEL)
      Normandie : 122 LABM (62 SEL)
      Poitou Charentes : 46 LABM (23 SEL)
      Provence Alpes Côte d’Azur : 373 LABM (187 SEL)
      Rhône Alpes : 203 LABM (104 SEL)

    • une concentration, à terme, des services de santé
      dans la main de grands groupes

      Avec cette réforme, on ne peut exclure le risque de voir le marché se resserrer autour de quelques groupes financiers puissants formés en oligopole et augmentant les tarifs des actes après une phase d’élimination de la concurrence des SEL « traditionnelles ».
      Avec l’entrée de ces investisseurs extérieurs au monde de la santé, une révolution véritable pourrait s’opérer. A l’image de ce qui se passe aux Etats Unis, on peut ainsi imaginer la constitution de groupes financiers présents sur tous les segments de la chaîne de soins avec des réseaux propres et des parcours rigides et imposés, le tout à grand renfort de marketing (de l’assurance privée qui décide du choix du laboratoire, du médecin, des prestations de soins etc.).

      Déjà, les grands groupes opérant dans le secteur de la biologie médicale se renforcent en vue d’exploiter au mieux les opportunités financières offertes par la réforme en cours, en témoignent les offres d’emplois qui fleurissent actuellement pour des visiteurs médicaux chargés de mobiliser les prescripteurs et de « vendre » des analyses médicales.

    • la fin d’une conception éthique du métier de biologiste

      La montée au créneau de l’Intersyndicale des biologistes à l’annonce de cette réforme montre bien l’attachement de toute la profession à défendre l’éthique du métier de biologiste, acteur de santé à part entière et qui ne saurait être considéré comme un banal prestataire de services.
      Avec l’arrivée de grands groupes, les jeunes biologistes n’auraient en effet plus la possibilité de devenir propriétaires de leur outil de travail. Leur horizon se restreindrait alors à la seule option du salariat (non plus par choix, mais à terme par obligation), au regard des spéculations sur le rachat des LABM.
      Ce combat contre l’ouverture du capital des SEL est bien plus profond qu’un simple réflexe corporatiste. Il est au service d’une certaine conception de la santé, partagée par les citoyens français.

  • Au-delà de la biologie médicale, quel avenir pour les professions libérales de Santé ?
  • Annexes
  • Les chiffres clés
  • Synthèse du rapport Ballereau

 

Composition de l’Intersyndicale : Syndicat des Biologistes, Syndicat des Laboratoires de Biologie Clinique, Syndicat National des Médecins Biologistes, Association des Biologistes d'Aquitaine, Association des Biologistes Drôme Ardèche, Association des Biologistes de Midi-Pyrénées, Association des Biologistes des Régions Nord Picardie, Association des Biologistes du Bas Rhin, Centre Régional Auvergne Biologie, Fédération Nationale des Syndicats d'Internes en Pharmacie, Syndicat des Biologistes de Bretagne et Pays de Loire, Syndicat des Biologistes de Franche Comté, Syndicat des Biologistes de l'Isère, Syndicat des Biologistes de Savoie, Syndicat des Laboratoires de Biologie Médicale de PACA, Syndicat Interdépartemental des Biologistes du Lyonnais, Association des Biologistes de Champagne Ardennes Lorraine

   

Les enjeux